Les hommes tiennent les harnais dans les mains. Les bêtes comprennent. On va quitter le camp, courir sur le trail. La belle aubaine! Et chacun, avec le sens de la hiérarchie qui est propre aux chiens d'Alaska, vient se mettre à la place qui lui est assignée, tendant le dos au harnais qui est sien.

Essayez donc par hasard de mettre le harnais de Chappy à Hurricane, vous entendrez cette musique, et quelle raclée, bon sang!

Are you ready?

Yes.

Good, Ehooô, boys…

— Mais?

— Quoi?

— Les provisions?

— Cela n'a aucune importance. Du thé pour nous, du poisson pour les bêtes.

Si cela suffit à l'homme blanc, cela doit satisfaire l'orgueil cree, et le sifflet de l'Indien coupe l'atmosphère limpide et donne de l'ardeur aux chiens.