Are you ready?

Je réponds:

Just a minute… attendez, un instant, je suis à vous.

Je rentre dans l'igloo, sous le fallacieux prétexte de voir si nous n'avons rien oublié… Là, je reste debout… emplissant mes yeux de souvenirs…

Non, il n'y a plus rien, plus rien qu'un peu de cendre froide à la place de ce qui fut notre foyer.

*
* *

Comme je rentrais d'une battue aux phoques, je n'ai point aperçu comme de coutume, au tournant du chemin, la lumière qui indique, dans ma hutte, qu'une femme est là qui m'attend.

Jessie s'est attardée certainement. Sur le seuil, Tempest guette mon arrivée. Sa joie, ce soir, est plus exubérante. Il saute et me lèche les mains.

—Allons, la paix. Oui, vous êtes un bon chien, je le sais, la paix, la paix…

Une sensation de froid me saisit en entrant… Brrou, Jessie a laissé mourir le feu… J'allume la lampe, la porte sur la table et j'aperçois un papier cloué sur le bois avec un couteau. C'est un billet de Jessie. Je lis plusieurs fois avant de comprendre, puis la lugubre, l'évidente réalité s'impose.