Il va falloir agoniser ici. Des mots montent à leurs lèvres. Ils balbutient des paroles sacrées :

« Vierge glorieuse et bénie, délivrez-nous de tous les dangers… »

Après le Sub tuum, c’est l’oraison à l’ange gardien :

« Vous que Dieu a chargé de ma conduite… qui me soutenez dans mes découragements… gardez-moi… guidez-moi.

« Bon ange, mon conseiller ; bon ange, mon défenseur, mon ami, mon consolateur, mon frère, mon maître, mon aide, mon gardien vigilant, mon guide, ma lumière. »

L’évêque prie et l’enfant répond au milieu de ses larmes :

— Protégez-moi et soyez toujours auprès de moi. Secourez-moi, dirigez-moi, éclairez-moi.

Il pleure et les larmes se mêlent aux franges de ses cils.

Les chiens, l’évêque, le garçonnet, s’obstinent à vivre, battus par les vents et fouettés par la neige.

— Père, écoutez mes péchés !