Cent quarante kilomètres séparent Imérénick de la mer Glaciale.
Ils mettent douze jours pour franchir la distance.
Le journal du Père Rouvière — débris trouvés à la place même du martyre — est une litanie de la douleur : Temps affreux, froid intense, chemins difficiles, vent contraire, fatigue des chiens affamés.
Le 22 octobre, c’est l’arrivée à l’embouchure de la Copper River — la rivière du Cuivre — les Esquimaux sont ailleurs.
Désenchantement ! C’est le dernier mot de la dernière phrase qui disait : « Nous sommes menacés de famine. »
Le caribou a fui, le phoque est invisible. Il faut aller plus loin encore.
Mais le démon veille : le Père Le Roux a quelques provisions, on les lui vole, une carabine, on la lui prend.
C’est Kormick qui a brisé les lois de l’hospitalité.
Et Koha, un vieillard, dit :
— Kormick et ses gens vous feront un mauvais parti. Retournez tout de suite à votre hutte du lac Imérénick, vous reviendrez l’année prochaine.