Non pas.
Il est préférable de perdre huit jours à Cardiff ou à Newport pour charbonner… Nous n’avons pas de mines en France, et puis, au taux de la livre…
Des magasins d’approvisionnement central ?
Non plus.
A Bordeaux, chaque capitaine achète ce qui lui plaît chez l’épicier du coin, qui lui fait la ristourne (4 %).
A Seydisfjord, à Akureyri, à Rejkjavik, de même. Guimy ou ses confrères sont là, et nos braves loups de mer se procurent des sardines portugaises, des chandelles anglaises, de la peinture danoise… au prix fort.
La couronne islandaise, qui égalait notre franc, vaut aujourd’hui 2 francs 50. A quoi bon se gêner ? Les actionnaires sont là pour un coup.
Songez que la monnaie islandaise n’a aucun cours… ni en France, ni en Angleterre, ni aux Féroé, ni même au Danemark.
Mais les braves captains touchent la ristourne…
Donc, Guimy, attaché consulaire de France, a la clientèle de messieurs les commandants de chalutier ; il faut soigner le client, et Guimy, bon commerçant, est plein de prévenances.