— Houp là, merci.
Mon sac de toile sur le dos. P’tit Cousin, mon mousse, tient fièrement le pied de l’appareil cinématographique dans sa gaine de cuir. Le Gall m’escorte, portant avec précaution l’appareil lui-même.
En route !
— Un instant ! Je vous suis, allez devant.
Et je me retourne vers l’étroite boîte qui m’a servi de chambre pendant des jours et des jours, la couchette de bois où j’ai dormi sans rêve.
Encore un coin où j’ai vécu et que je quitte.
Regret ? Pas même. Impression nette que la vie continue, bête, absurde, toujours pareille.
— Oui, je viens.
Les camarades sont là qui me guettent… Des mains calleuses sont tendues.
— Au revoir, les amis !