— Où ?
— Devant vous, un peu à droite, oui, là.
— Ce cube de pierre ?
— C’est là que nous nous arrêtons.
Si les hasards de votre destinée vous conduisent en Islande, je vous conseille vivement de ne pas vous fier aux cartes routières du pays.
Je soupçonne le captain Braun, qui a mis tous ses soins à l’élaboration de la carte islandaise, d’être né non au Danemark, mais entre Tarascon et les Martigues.
C’est tout au moins un personnage facétieux et plein d’humour, mais lorsque l’humour est pratiqué à nos dépens, on le trouve certes moins savoureux.
Or, sur cette carte, il y a des noms inscrits, les uns en capitales, les autres en anglaise, qui font honneur aux mérites calligraphiques du graveur.
Vous pensez que, si les premiers indiquent des centres importants, les seconds servent à désigner des lieux de moindre envergure ?