Pendant la nuit, la neige est tombée, couvrant la plaine ; cependant, le froid est moins vif. Le thermomètre n’accuse que trois degrés sous zéro.

Einar a eu l’amabilité de me prévenir que l’étape prochaine serait rude : Modrudalur à Grimstadir. Il y a surtout un certain fleuve que l’on doit traverser deux fois.

— Un pont ?

Einar hausse les épaules.

— Un gué ?

Einar secoue la tête.

Charmant ! charmant ! charmant !

Et puis après tout, flûte ! On verra. Nous ne sommes pas au bout de nos peines.

La tentation me prend soudain de retourner en arrière, d’aller à Seydisfjord et d’attendre le premier steamer qui passera, soit pour Rejkjavik, soit pour l’Europe.