Volubile, il ajoute :
— Je peux remonter ainsi jusqu’à l’ancêtre qui est venu aux premiers jours, avec Ingolfür et Hjorlejfür.
Ce paysan n’est pas une exception. Quatre-vingt-dix pour cent des Islandais peuvent ainsi dresser leur arbre généalogique depuis ses rameaux récents jusqu’aux racines profondément enfoncées dans la nuit du passé.
Cela, les sagas le prouvent, les sagas plus belles que les chansons de geste médiévales ou les récits chantés par les rapsodes errant dans les bourgs de l’Hellade.
Mot gothique saeja : ce qui se dit.
Islandigabok, saga d’Are Frode ; Landnamabok, saga de Sturla Tordsson, qui nous ont conservé mille trois cents noms de personnes et mille quatre cents noms de lieux.