Ce pays est organisé en confédérations, à la tête desquelles sont des naba puissants, qui semblent reconnaître l’autorité de celui de Ouadiougué, le centre le plus important. Les autres résidences de naba sont : Toukhé, Kindi, Alasko, Kalanka et Kalsaka.

Le Yatenga est peuplé de races diverses. Le fond de la population est d’origine mossi, mais il y a de nombreux villages songhay, tombo, peul et bobo-oulé.

Quelques-uns de ces peuples ont des cases en pierre, m’a-t-on dit, mais les habitations sont aussi misérables que si elles étaient en briques séchées au soleil.

Le pays est peu arrosé, on ne trouve l’eau que dans des puits ; il y a peu ou point de marécages.

C’est un pays d’élevage ; il fournit des chevaux au Mossi et au Dafina. Dans toute cette partie du Soudan, les chevaux du Yatenga sont renommés.

Le pays produit du tabac en grande quantité. Les habitants sont des fumeurs extraordinaires. Hommes, femmes, enfants ont toujours la pipe à la bouche.

Le Yatenga est en communication avec le Macina et le Mossi, par une route qui passe à Ouadiougué et se rend de Waghadougou à Bandiagara ; il est en relations avec le Dafina par un chemin se dirigeant sur la colonie foulbé de Baréni, résidence de Wouidi.

Il n’est pas rare de voir le Yatenga s’allier à Wouidi et aux contingents kipirsi pour faire des razzias d’esclaves dans les régions avoisinantes.

FIN DU TOME PREMIER

NOTES :