Le Ouorodougou est limité :

Au nord par le Kabadougou, le Noolou et le Niéné ;

A l’ouest par le Modioulédougou ;

A l’est par le Follona, le Kouroudougou et le Baoulé ;

Et enfin, au sud, par la république de Liberia, les peuples de la côte de Krou, le Souamlé et le Tiassalé, peuples du Lahou.

En quittant les provinces de Tengréla, le premier centre que l’on rencontre se nomme Katara. Ce village est un point de passage très fréquenté. C’est là que se bifurque la route qui, d’une part, se dirige vers Touté, Siana et Kani, et, d’autre part, sur Sakhala.

De Katara, la route ouest suit la vallée du Bagoé, passe à Migniniba et atteint Kani, près des sources de la branche principale de Bagoé. De Migniniba part un chemin qui, après avoir traversé le Bagoé, atteint, aux ruines de Morissola, les chemins qui, du Ouorokoro, du Kabadougou et du Noolou, relient Maninian, Odjenné, Sambatiguila et Timé à Touté, puis à Siana. Ces routes sont très fréquentées.

Sakhala, Touté, Kani et Siana sont les marchés à kolas les plus importants du Ouorodougou. La population de chacun de ces centres, d’après nos informations, varie entre quinze cents et trois mille habitants.

A un jour de marche au sud de Katara, près de Tombougou, le chemin de Sakhala traverse le Bagoé, puis Gomonaso et Faraba, villages d’un millier d’habitants ; à Makha se détache un chemin se dirigeant sur Kanyenni et le Kouroudougou[30].

A huit jours de marche au sud de Sakhala on rencontre un grand village appelé Biniéko, et, à un jour au delà, au sud, se trouvent Goéla et Dandoui, qui sont sur la limite du pays des Lô. Les Lô occuperaient la région confinée au sud par le Souamlé et le Tiassalé. Comme on a peu de renseignements sur ce peuple, les noirs (ainsi que cela arrive toujours dans ce cas là) qualifient les Lô de Mokhodomo (mangeurs d’hommes).