De proche en proche, chaque compagnie gagnerait du terrain vers l’intérieur, créerait de nouvelles factoreries avec des écoles, et la civilisation pénétrerait ainsi comme un coin jusqu’au centre de la boucle du Niger.

Parallèlement à l’action des compagnies, marcheraient les missionnaires ; une fois sur le terrain des intérêts communs, on arriverait facilement à s’entendre pacifiquement avec les peuples de l’intérieur.

Avec le commerce s’échangent les idées ; notre civilisation pénétrerait lentement, mais sûrement.

La violence et la force ne peuvent mener qu’à un désastre ; seul le lent mouvement du progrès peut imposer nos idées et nos mœurs aux indigènes.

Que l’on fasse profiter les noirs des connaissances que nous avons acquises, rien de mieux ; mais n’espérons pas leur faire exécuter en cinquante ans une étape que nous avons mis près de vingt siècles à franchir.

Travaillons avec méthode et patience et nous verrons nos efforts couronnés de succès ; ne rêvons pas la transformation trop brusque de l’Afrique, employons la méthode lente, mais sûre, de la pénétration commerciale, et nous réussirons — nous en avons la ferme, intime et bien sincère conviction.


APPENDICE I

Notice sur mes travaux topographiques et l’établissement de la carte. — Valeur de certaines terminaisons et énumération de quelques termes géographiques usités en mandé, en haoussa, en mossi, etc. — Permutation des consonnes.

Voici les documents sur lesquels j’ai pu m’appuyer pour la construction de ma carte d’ensemble :