En conférant des droits, l’État peut exiger en échange des compensations, par exemple :
L’établissement de dépôts de charbon et de vivres ;
La construction de wharfs facilitant le débarquement de son personnel et de son matériel ;
La création d’écoles ;
L’organisation du service postal local ;
Des facilités d’établissement pour nos braves missionnaires.
L’État doit surtout ne pas se montrer trop exigeant : l’établissement dans ces régions est souvent pénible ; à la période de début succèdent souvent des années de tâtonnements laborieux, des essais infructueux.
Il faut donc de grands encouragements et, avant tout, l’exonération des droits d’entrée pour les machines industrielles ou agricoles destinées à un premier établissement.
La Côte de l’Or française se prête admirablement au système des concessions ; nous y possédons neuf cours d’eau dont chaque vallée pourrait, avec la portion de côte correspondante, faire l’objet d’une concession.
Nous verrions ainsi nos nationaux créer leurs établissements principaux au Cavally, aux Bériby, à la rivière San Pedro, au rio Sassandra, au Fresco, au Lahou, aux Jack-Jack avec le bassin de l’Isi, à Grand-Bassam avec le bassin du Comoë, à Assinie avec le bassin du Tendo et la rivière Bia.