[42]Plus dans le sud, dans le centre des régions aurifères, il existe encore une division plus petite, la moitié du damma : 0 fr. 10 ou 0 fr. 11 ; on pèse cette quantité avec une autre petite graine nommée pouassaba. Quand cette graine fait défaut, on se sert de grains de riz non décortiqués de grosseur moyenne, trois grains étant égaux au damma ; on en coupe une en deux, et un grain de riz et demi constitue alors le pouassaba ou kouassaba.

[43]Birindara veut dire « à l’entrée de la brousse ».

[44]Diawé partit le soir même de mon arrivée à Panamvi, 25 décembre, arriva à Kong le 29 de bon matin, ayant parcouru une distance de 200 kilomètres à vol d’oiseau en moins de quatre jours.

[45]Treich était parti d’Assinie avec 50 hommes, dont 25 miliciens armés ; en arrivant à Bondoukou, il dut renvoyer les miliciens pour cause d’indiscipline ; ils firent retour sous les ordres d’un mulâtre qui avait accompagné Treich. Les 25 autres hommes qui restaient à Treich étaient en lutte ouverte avec lui. A mon arrivée à Kong, il ne pouvait plus se faire obéir, je dus sévir énergiquement, et les mutins et meneurs, au nombre de 15, furent renvoyés sur mon instigation quelques jours après mon arrivée à Kong.

[46]Depuis j’ai appris qu’à la suite des bruits alarmants qui avaient couru sur mon compte, le colonel Galliéni, alors commandant supérieur du haut fleuve, et les officiers de Bammako ont employé tous leurs moyens d’information pour savoir la vérité sur mon sort. C’est ainsi que l’on s’était adressé à El-Hadj Mahmadou Lamine, de Ténetou, pour avoir de mes nouvelles. Comme on le voit, son envoyé est arrivé jusqu’à Bobo-Dioulasou.

[47]La terminaison krou ou kourou correspond, en lange agni, aux terminaisons sou et dougou des Mandé. L’une et l’autre veulent dire : « village de, habitation de », etc.

[48]Attakrou est le premier village de l’Indénié que l’on rencontre en venant de l’Anno.

[49]En haoussa, sansanné veut dire « camp », et Mango dans plusieurs langues, notamment en mandé, est le nom sous lequel on désigne Groûmania.

[50]Elé veut dire en agni « lieu des pirogues », et so « lieu ».

[51]Il ne faut pas en conclure que la navigation est impossible au delà. Les indigènes des villages en amont d’Attakrou ne fabriquent que les pirogues nécessaires pour passer d’une rive à l’autre et pêcher le long des rives ; elles sont trop informes pour servir à de longs trajets : c’est la seule raison pour laquelle le fleuve n’est pas utilisé.