La manutention des céréales et la préparation des aliments prend un temps infini. On délivre aux femmes le grain en épis ; il faut le battre, le vanner, puis le piler dans un mortier en bois, ou le moudre entre deux pierres, pour le réduire en farine.

Enfin il faut cuire la nourriture.

Cette préparation est tellement laborieuse que, dans certains pays, les femmes, pour ne pas être en retard, doivent commencer à piler le matin avant le jour.

Tous les aliments se servent dans de la vaisselle en bois et dans les calebasses ; il faut, après chaque repas, la porter à la rivière ou au puits et procéder à un récurage, qui est très long, si l’on veut manger dans des récipients propres.

Enfin, il faut fabriquer la graisse, le savon, les condiments, et ce ne sont pas de vaines opérations.

Ce sont aussi les femmes qui font certaines cueillettes, celles du coton et de l’indigo par exemple.

Enfin, la femme participe largement au travail des champs ; c’est elle qui va chercher le bois.

Si l’on veut s’habiller, il faut préparer le coton, en extraire la graine, le carder, le filer, etc.

Il faut aussi laver le linge.

S’il y a des enfants, il y a surcroît de besogne.