Habitation de Sitafa (vue intérieure).
A Bondoukou, le mitkal a quantité de subdivisions, et le plus petit payement qui peut se faire en or est de 150 cauries ou 0 fr. 225[42]. Pour peser cette quantité, on se sert d’une petite graine rouge corail qui porte une tache noire. L’arbuste qui produit cette graine donne une liane après laquelle poussent des grappes de cosses renfermant les graines. Il est très répandu en Casamance, et les Diola s’en servent pour orner leurs casques de guerre. On nomme ce poids damma.
2 damma valent une graine de bombax, banan-kili = 300 cauries.
4 banan ou banan-nani se nomment diappa-kili = 1200 cauries.
Le diappa est un terme peu usité. On se sert plus volontiers de l’expression banan-nani, et l’on est convenu de compter en banan jusqu’à 8 banan, ce qui se nomme banan-ségui ou safan-kili.
Le safan-kili ou 1 safan est exactement le tiers du mitkal et vaut 2600 cauries.
3 safan se nomment indifféremment mitkal-kili ou diappa-ouoro. Le mitkal vaut à Bondoukou 8000 cauries.
| 1 mitkal plus 1 safan | se nomme | tenkoro. | ||
| 1 mitkal et demi | — | diouassourou. | ||
| 1 mitkal et 2 safan | — | nanféssourou. | ||
| 2 mitkal | se nomment | soussou | 16000 | cauries. |
| 3 mitkal | — | diouggou | 24000 | — |
| 4 mitkal | — | barifiri | 30000 | — |
Mais dès qu’il s’agit de plusieurs barifiri, on change les dénominations et l’on ne dit plus barifiri fla, saba, etc., 2, 3, 4 barifiri, etc., mais manna fla, saba. Le pluriel de barifiri est donc manna.