III. Le Fougoula ou pays des Ligouy ; on y parle le vei, le mandé-dioula, le diammoura et l’achanti.

IV. Le Barabo, région qui s’étend de l’Abron le long du Comoë jusque vers le district de Nasian. Il est peuplé d’une colonie mandé très nombreuse, venue du Diammara et du Tagouano, qui a rendu tributaires quelques autochtones (Pakhalla). Ses centres les plus importants sont : Sandui, Yoroboudi et Talagnini.

V. Le territoire des Pakhalla.

Ardjouma ou Adjimani ou Ardjoumani (Vendredi) est originaire d’une famille de l’Abron, de race bouanda-agni, venue d’un pays appelé Demma, sur les confins de l’Achanti.

Il a succédé à Héba ou Héboï, qui, lui-même, a succédé à Fofié : c’est le plus ancien roi dont on ait conservé le souvenir. Ce Fofié a été tué dans une guerre contre l’Anno, sur les bords du Comoë, à une centaine de mètres du village de Moroukrou (Anno) (voir [chapitre XIV]).

Bowdich raconte que Saï Apokou, le roi de l’Achanti, qui acheva Koumassi, fit une invasion dans le Gaman. Le roi qui régnait alors au Gaman se nommait Abo. Bowdich dit que, devant les troupes achanti, Abo prit la fuite et se réfugia dans les États de Kong. Ceci se passait en 1720.

Le même auteur nous apprend que les pays tributaires de l’Achanti étaient le Sahué, l’Akim, l’Assin et le Ouarsâ ; que le Coranza était exempt de charges pour services rendus à la guerre ; et enfin que l’Inta (région de Salaga) et le Dagomba payaient annuellement un faible tribut à l’Achanti.

D’après l’auteur précité, ni l’Anno ni le Gaman n’auraient jamais relevé de l’Achanti. Ceci concorde absolument avec les renseignements que j’ai obtenus en traversant ces pays — ce qui ne manque pas de donner du poids aux renseignements rapportés par le voyageur anglais du commencement de ce siècle.

Mais revenons à Ardjouma et aux prétendants éventuels à sa succession.

Le premier héritier du trône s’appelle Adoukadjou ; il habite Adoukadjoukrou.