Dernièrement encore, la Roumélie contractait un emprunt auprès de la principauté. Un meeting réuni à Philippopoli mettait à son ordre du jour la politique du prince Alexandre et posait en principe que les Bulgares de Roumélie avaient le droit et le devoir de s’occuper des affaires de la principauté.
Vienne une crise quelconque en Orient, et les trois tronçons imaginés par le traité de Berlin profiteront de la première occasion pour chercher à se réunir. En ce qui me concerne, je ne doute pas que l’union ne se fasse au profit de la Bulgarie du nord, surtout si le prince Alexandre sait intéresser à ses destinées, par un mariage politique, l’une des grandes maisons régnantes de l’Europe. Dès maintenant, nous pouvons saluer l’entrée d’un membre nouveau dans la grande famille des États civilisés.
FIN.
TABLE DES MATIÈRES
| Avant-Propos | |
CHAPITRE PREMIER | |
| Les Slovènes. — Noms slaves et allemands. — Lublania-Laybach. — Leslangues ; la presse. — Les sociétés littéraires. | |
CHAPITRE II | |
| La domination française en Illyrie. — Un mot de l’empereurFrançois Ier. — Le poëte Vodnik. — Nodier et le Télégrapheillyrien. — Sympathies pour la France. — Les Slovènes etles Croates. | |
CHAPITRE III | |
| La Croatie. — Coup d’œil sur Agram. — L’Académie, sestravaux. — Les savants. — L’Université, la littérature etla presse. — La musique et le théâtre. | |
CHAPITRE IV | |
| L’hospitalité croate. — Croates et Serbes. — L’étiquette. — Lareligion. — Le clergé. — Mgr Strossmayer et la liturgieslave. | |
CHAPITRE V | |
| Les Croates catholiques et les Serbes orthodoxes. — Situationpolitique du royaume triunitaire. — Le ban, la frontièremilitaire, griefs des Croates. | |
CHAPITRE VI | |
| Belgrade il y a quinze ans et aujourd’hui. — Progrès accomplis. — Cequi reste à faire. — Vexations policières ; lespasse-ports. — La douane autrichienne. — Les forçats. — Lavie sociale et les partis. | |
CHAPITRE VII | |
| La Serbie après le traité de Berlin. — L’armée. — L’instructionpublique. — Les institutions scientifiques ; le musée ;la presse et la littérature. — Le Kulturkampf. — La Serbie,la Russie et l’Autriche. | |
CHAPITRE VIII | |
| Le Danube sous Belgrade. — Smederevo. — Baziasch. — LesPortes de Fer. — Babakaï. — Le château de Goloubats. — Drenkova. — Latable de Trajan. — La chapelle de lacouronne. — Adah Kaleh. — Turn Severin. — La Bulgarie. | |
CHAPITRE IX | |
| Lom Palanka. — Histoire d’un panslaviste. — L’araba. — Lagrand’route. — Les hans. — Un village. — Une nuit àKlisoura. — L’ascension du Balkan. | |
CHAPITRE X | |
| Pourquoi Sofia est devenue capitale. — Aspect de la ville, lesmosquées, la bibliothèque, les églises. | |
CHAPITRE XI | |
| Russes et Bulgares. — Libéraux et autoritaires. — L’armée ;l’instruction publique. — Avenir de la principauté. | |
CHAPITRE XII | |
| Le brigandage. — La grand’route. — Ichtiman. — Tatar-Bazarjik. | |
CHAPITRE XIII | |
| Les chemins de fer ottomans. — Aspect de Philippopoli. — Laville et la société. — L’instruction publique. — Progrèslittéraires. — La mission française. — L’armée. — Situationtransitoire de la Roumélie. — L’avenir de la Bulgarie. | |
PARIS. — TYP. DE E. PLON, NOURRIT ET Cie, RUE GARANCIÈRE, 8.