Jeudi, il serait guéri, il pourrait faire la fête avec les autres et, comme c’était lui qui avait, en l’occurrence, été le plus malmené, on lui revaudrait ça en nature à l’heure du partage des provisions.

Le lendemain, Lebrac et Tintin, ayant perçu l’argent, discutèrent avec les camarades de la façon dont on devrait l’employer.

On fit des propositions.

—Du chocolat.

Tout le monde était d’accord pour cet achat.

—Comptons, fit La Crique. La tablette de dix raies coûte huit sous: il en faut à chacun un assez gros morceau: avec trois tablettes, trente raies, on en aura chacun plus d’une demi; oui, reprit-il après calcul, cela fera juste deux tiers de raie à chacun, c’est très bien.

On le mangera comme ça, sec ou avec son pain. Trois tablettes à huit sous, ça fait vingt-quatre sous. De quarante-cinq, il restera vingt et un ronds.

Qu’est-ce qu’on va acheter avec?

—Des croquets!

—Des biscuits!