—Des bonbons!
—Des sardines!
—Nous n’avons que vingt et un sous, souligna Lebrac.
—Faut acheter des sardines, insinua Tintin. C’est bon les sardines. Ah! tu sais pas ce que c’est, Guerreuillas! Eh bien mon vieux c’est des petits poissons sans tête cuits «dedans» une boîte en fer blanc, mais tu sais, c’est salement bon! Seulement on n’en achète pas souvent chez nous «passe que» c’est cher.
Achetons-en une boîte, voulez-vous? Il y en a dix, douze, même quelquefois «tienze» par boîte, on partagera.
—Ah oui! que c’est bon, renchérit Tigibus, et l’huile aussi, mes amis; moi, ce que je l’aime l’huile de sardine! je relêche les boîtes quand on en achète: c’est pas comme l’huile à salade.
On vota d’enthousiasme l’achat d’une boîte de sardines de onze sous.
Restaient dix sous de disponibles.
La Crique, en le faisant remarquer, crut devoir ajouter cet avis:
—On ferait bien de prendre quelque chose qu’on puisse partager plus facilement et dont on aurait plusieurs morceaux pour un sou.