—Et La Crique?
—La Crique?... on ne sait pas!
—Et vous les laissez comme ça, nom de Dieu! prisonniers des Velrans; vous n’en avez donc point! En avant! allez! en avant!
Alors il «s’a lancé» et on est parti derrière lui en «n’hurlant»; mais il était en avance d’au moins vingt sauts, et à eux tous ils l’auront sûrement pincé.
—Mais oui, qu’il est chauffé! ah, nom de Dieu! souffla Camus suffoqué, dégringolant de son chêne.
—Il n’y a pas à ch..., faut le déprendre!
—Ils sont deux fois plus que nous, remarqua l’un des fuyards rendu prudent, sûrement qu’il y en aura encore des chopés, c’est tout ce qu’on y gagnera. Puisqu’on n’est pas en nombre «gn’a» qu’à attendre, après tout ils ne veulent pas le bouffer sans boire!
—Non, convint Camus; mais ses boutons! Et dire que c’est pour me délivrer! Ah! malheur de malheur! Il avait bien raison de nous dire de ne pas venir ce soir. Faut toujours écouter son chef!
—Mais ousqu’est La Crique? personne n’a vu La Crique? tu ne sais pas s’il est pris?
—Non! reprit Camus, je ne crois pas, j’ai pas vu qu’ils l’aient emmené, il a dû se défiler par les buissons du dessus...