[i] La citation complète (Institutio oratoria, Liber 6, 3.17) est :
Nam et urbanitas dicitur, qua quidem significari video sermonem praeferentem in verbis et sono et usu proprium quendam gustum urbis et sumptam ex conversatione doctorum tacitam eruditionem, denique cui contraria sit rusticitas.
qui pourrait se traduire par :
Car on l’appelle aussi urbanité, laquelle se manifeste, à ce que je vois, par un discours préférant, dans les mots, le ton et l’usage, un certain goût particulier à la ville et un savoir implicite tiré de la conversation des maîtres, bref, quelque chose d’étranger à la rusticité.

[j] Cette citation, tirée d’Horace (Ars poetica, 309), pourrait se traduire par :
Avoir un jugement sain est le point de départ et la source d’une écriture correcte.

[k] Dans ses Excellentium imperatorum vitae, en parlant de Thémistocle (§ 1), Cornelius Nepos écrit :
Celeriter quae opus erant reperiebat, facile eadem oratione explicabat, neque minus in rebus gerendis promptus quam excogitandis erat, quod et de instantibus, ut ait Thucydides, uerissime iudicabat et de futuris callidissime coniciebat.
qui pourrait se traduire par :
Il a rapidement compris ce qui était nécessaire et a pu exprimer clairement ses opinions ; en outre, il n’était pas moins actif dans l’exécution de ses plans qu’il ne l’avait été dans leur conception, car, comme le dit Thucydide, il jugeait les événements présents avec une grande exactitude et devinait l’avenir avec une habileté remarquable.

[l] Ces deux citations sont tirées de Cicéron.

— La première vient de Orationes, Pro Milone, IV, 10 :
Est [igitur] hæc[, iudices,] non scripta, sed nata lex, quam non didicimus, accepimus, legimus, verum ex natura ipsa adripuimus, hausimus, expressimus, ad quam non docti sed facti, non instituti sed imbuti sumus…
qui pourrait se traduire par :
Il est en effet, ô juges, une loi non écrite mais innée, loi que nous n’avons ni apprise, ni reçue de personne, ni étudiée quelque part, mais que nous tenons, que nous puisons, que nous tirons de la nature même, loi à laquelle nous n’avons pas été éduqués, mais qui est enracinée en nous…
en accord avec ce que propose l’auteur.

— La seconde vient de De legibus, Liber 1, VI, 18 :
Igitur doctissimis viris proficisci placuit a lege, haud scio an recte, si modo ut idem definiunt lex est ratio summa, insita in natura, quae iubet ea quae facienda sunt, prohibetque contraria. Eadem ratio cum est in hominis mente confirmata et perfecta, lex est.
qui pourrait se traduire par :
Des hommes très savants ont jugé à propos de partir de la loi je ne sais pas s’ils ont eu raison, surtout si, comme ils le postulent, la loi est la raison suprême gravée en notre nature, et qui ordonne ce qui doit être fait, et ou qui interdit le contraire. Cette raison, affermie et développée dans l’esprit de l’homme, est la loi.

[m] Dans De finibus bonorum et malorum (Liber 3, 9), Cicéron écrit :
Video equidem, inquam, sed tamen iam infici debet iis artibus, quas si, dum est tener, conbiberit, ad maiora veniet paratior.
qui pourrait se traduire par :
Je le vois bien, lui dis-je, mais pourtant c’est maintenant qu’il faut l’imprégner de connaissances qui lui permettront, s’il les assimile dès son plus jeune âge, d’arriver mieux préparé aux choses plus importantes qui l’attendent.

[n] Cette citation est tirée des Épodes {2 [Vitae rusticae laudes (À Alphius), 1-4]} :
Beatus ille qui procul negotiis,
ut prisca gens mortalium,
paterna rura bobus exercet suis
solutus omni faenore…

qui pourrait se traduire par :
Heureux celui qui loin des affaires,
comme la race de ceux d’autrefois,
laboure avec ses bœufs les champs paternels
libre des soucis de l’usure…

[o] Cette citation est tirée des Géorgiques (Liber II, 475-478) :
Me vero primum dulces ante omnia Musae,
quarum sacra fero ingenti percussus amore,
accipiant caelique vias et sidera monstrent,
defectus solis varios lunaeque labores ;

[p] La citation intégrale originelle de Cicéron (De officiis, Liber I, XXII, 78) est:
Sunt igitur domesticae fortitudines non inferiores militaribus ;
qui pourrait se traduire par :
Il y a donc des cas où le courage civique n’est pas inférieur au courage du soldat ;