J'allai au jardin. Je me dirigeai tout droit vers le parterre des roses où le pacte avait été conclu avec Reine. J'espérais l'y trouver. Elle n'y était pas.
J'allais chercher ailleurs, quand il me sembla entendre des voix, sous le couvert de tilleuls dont j'ai parlé, qui fermait le parterre.
C'était la voix de Reine; c'était aussi la voix de Gaston.
On riait, mais les rires s'interrompirent subitement. Un cri fut jeté.
Je courus.
Reine, semblant s'échapper d'une étreinte, parut hors des arbres.
—Qu'avez-vous? demandai-je, tout haletant.
Reine ne m'avait pas entendu venir.
—Vous étiez là? Vous écoutiez? me demanda-t-elle avec cette vivacité hautaine qu'elle n'avait pas eue depuis longtemps avec moi.
Elle rajustait une manchette autour de son poignet. Le bandeau de ses cheveux était dérangé sur son front.
—Je n'écoutais pas, répondis-je; j'étais dans le parterre, j'ai entendu un cri…