—En lui racontant des histoires.

Le capitaine aimait à rire; il en profita pour rire à grands éclats.

—Ah ça! messieurs et mesdames, dans une heure nous nous embarquons. Vous ne vous êtes pas trop ennuyés, hein?

—Non! non! répondit-on de toutes parts, avec une petite moue un peu douteuse.

—Ma foi, capitaine, il était temps que vous vinssiez, dit Ottavio; les rapports devenaient fort diplomatiques, et un peu plus, conflagration générale! Quant au vieux monde, il nous a paru à tous beaucoup moins laid, depuis que nous y avons songé dans la solitude; chacun de nous le reverra avec plaisir.

On s'était approché de sir Olliver.

—Milord, dit Ottavio, ce n'est pas le capitaine Michel.

—Alors je pars, répondit l'Anglais en se levant.

Au bout d'une heure, tous les préparatifs d'embarquement étaient terminés; les approvisionnements et les ustensiles de sir Olliver furent soigneusement emballés par lui; quand il eut fini, l'Anglais tira Stanislas Robert à l'écart:

—Je voudrais vous demander un conseil.