Le capitaine Michel est au comble de ses vœux. Il a la goutte. Il emploie les loisirs de sa retraite à découper en papier les profils des plus fameux monuments qu'il a contemplés, dans le cours de ses diverses navigations. Il tient plus que jamais à bien marier ses filles. Voilà pourquoi celles-ci continuent à honorer sainte Catherine.
Sir Olliver voyage toujours; mais maintenant c'est afin de s'ennuyer un peu. Sa femme lui donne trop d'émotions, et il se plaint d'être trop heureux. Quand on se rappellera que le bonheur de sir Olliver a toujours consisté à souffrir et à éprouver des mécomptes, personne ne l'enviera plus. Milady est toujours charmante, piquante, réjouie. Elle sait assez l'anglais et elle apprend l'italien. Est-ce en souvenir d'Ottavio?
Stanislas Robert a suivi le conseil d'Ottavio. Ils ne sont pas morts; mais ils se sont déjà battus pour leur cause et ils se battront sans doute encore.
Frantz et sa femme vivent en Allemagne, qu'ils ne songent plus à quitter. Je ne sais combien d'enfants ils ont déjà fait baptiser, mais à coup sûr ils n'en sont plus à leur premier.
Quant à la señora Mendez, elle est en Espagne. Elle a résolu le problème de la paix et de la concorde dans le foyer conjugal. Elle a rendu son mari joueur, mais en donnant à leur passion un caractère plus moderne et plus décent: c'est à la Bourse qu'ils jouent tous les deux!