—Le baron Walter, un vieillard bien malade, que vous avez rencontré dans les ruines.

—Quoi! ce bonhomme un peu fou!

—Je ne sais pas si mon maître est fou, reprit gravement Fritz; mais je sais qu'il veut vous voir et qu'il m'a chargé de vous amener à lui en toute hâte.

—Mais je ne le connais pas du tout, dit Gérard d'assez mauvaise humeur, et comme je ne suis ni notaire, ni médecin, je n'ai rien à faire au lit d'un moribond.

Fritz garda le silence, il attendait un refus plus formel.

—A moins que ce ne soit pour me nommer son héritier, continua l'artiste, qui mêlait ses préoccupations d'argent à cet incident bizarre, et qui riait à moitié; auquel cas, mon cher, je te suivrais avec empressement.

—C'est peut-être pour cela, en effet, répliqua Fritz, qui s'inclina et qui passa devant, comme pour indiquer la route.

—Au surplus, la nuit est bonne pour les aventures, continua Gérard, je ne dormirai pas; allons visiter les mourants, c'est une œuvre méritoire.

A quelques pas de là, Gérard s'arrêta tout à coup.

—Es-tu bien sûr, demanda-t-il à Fritz, que ton maître soit un vieillard?