Gérard s'était levé pâle et ému.

—Monsieur, dit-il, ce que vous me demandez là est impossible, je n'ai ni la liberté ni le temps d'accepter ce fidéicommis.

—Oh! vous serez libre demain soir, peut-être, ou dans deux jours. Rosenheim ne peut tarder; il devrait être ici, j'étais venu au-devant de lui jusqu'à Bade; mais je ne peux aller plus loin.

—Pourquoi ne pas confier ce dépôt à votre valet, à ce Fritz, qui me paraît dévoué?

—Fritz m'est dévoué, mais... je ne veux pas le tenter.

Gérard voulait s'écrier:

—Pourquoi me tentez-vous, moi?

Une secrète pudeur retint ce cri; il se borna à dire:

—Attendre un jour ou deux n'est pas une si longue tentation.

—D'ailleurs, reprit le vieillard, j'ai mon idée, et la voici: