—Non, une expiation! vous verrez. Mais, silence! laissez-moi faire mon jeu!
Et Gérard prit quelques billets de mille francs qu'il déposa devant lui.
—A propos, lui dit encore le journaliste, j'étais tantôt à l'hôtel d'Angleterre, quand on vous a demandé. Le maître de l'établissement était d'abord fort embarrassé pour donner votre adresse. Mais il s'est rappelé que vous aviez loué le château de X*** pour passer votre lune de miel, heureux gaillard!
Gérard avait pâli affreusement. Par un mouvement rapide, il amena à lui les billets de banque qu'il éparpillait sur la table, comme s'il eût craint que les regards des assistants ne les missent en feu.
—Ah! on m'a demandé! balbutia-t-il en cherchant sa salive et comme s'il étranglait.
—Oui, deux voyageurs.
—Deux voyageurs! un Allemand peut-être!
—Ma foi, oui, un Allemand; il s'est nommé, je crois; il s'appelle Ros...
—Rosenheim, s'écria Gérard en se dressant tout à coup.
—C'est, en effet, ce nom-là!... Mais, qu'avez-vous donc? Eh bien, vous ne jouez pas?...