Il me jeta un long et profond regard plein d'attendrissement et sortit.

[2]Ce beau portrait appartient à M. de Monmerqué.

[X]

J'eus le jour suivant la visite de René, qui avait fait une petite absence de Paris. Il me trouva triste et pâlie; il me surprit à ma fenêtre aspirant les émanations du printemps qui montaient du jardin en fleurs.

—Que c'est beau et bon cette jeune et riante saison qui revient! lui dis-je; comme on voudrait rompre ses chaînes et partir pour le pays des rêves!

—Et pourquoi donc n'allez-vous pas à la campagne? me dit-il; cette vie de concentration vous fait mal.

—Vous oubliez ma pauvreté.

—Mais vous pourriez vous promener un peu, et je sais que depuis quelques jours vous ne voulez plus sortir.

—Les tressaillements et la plénitude de la nature me font souffrir; je suis trop seule, mon bon René. Et, malgré moi, je me pris à lui parler de Léonce.

René secoua la tête et me dit: