Mᵐᵉ Carmin sursauta:
—Quel casse-tête?... interrogea-t-elle, la voix blanche.
—Ben, l’ casse-tête qu’y a laissé son père. Laurent y s’en était ambitionné. Même qu’on s’était tous foutu des coups l’autre semaine à cause de ça!
—Allons! Tâche de t’expliquer clairement!... menaça le curé.
A ces mots, les trois enfants se mirent à parler tous ensemble, dénonciateurs, lâches, pleins de vengeance longtemps couvée. Et ce fut tout un vomissement d’histoires compliquées, inconnues, réquisitoire affreux, où la vie cachée du petit de Bonnevie se dévoilait.
«Mon Dieu!... Mon Dieu!...» répétait tout bas la mère.
Mais l’abbé Lost avait frappé sur la table, faisant sonner la vaisselle du couvert mis. Les enfants se calmèrent.
—Réponds-moi, toi tout seul!... ordonna le prêtre en s’adressant au plus grand. Vous dites que Laurent aurait frappé le petit Quesnot avec un casse-tête que lui aurait vendu le petit Louis...
—Laurent n’a jamais d’argent!... interrompit Mᵐᵉ Carmin.