Un peu de sueur lui coulait aux tempes.
—Où peut-il être, dans tout ça?... demanda l’oncle Jacques.
—Oh! Il est pas loin!... s’écrièrent les trois enfants. Il était à la haie, tout de suite, qui nous tirait la langue! Même que...
—Envoyons François le chercher! proposa l’abbé Lost, péremptoire.
Appelées encore une fois, les servantes montrèrent des visages où la peur et la curiosité se mêlaient. Mᵐᵉ Carmin ne pouvait plus prononcer une parole. Ce fut l’oncle Jacques qui leur donna l’ordre d’appeler François, afin qu’il ramenât Laurent.
Il entra d’un air dégagé, jeta sur l’assistance un coup d’œil mauvais. Puis:
—Ce n’était pas la peine de m’envoyer chercher, fit-il avec dédain. Je rentrais. Il est l’heure de déjeuner.
Le curé l’avait saisi par sa manche.
—Pourquoi as-tu fait ça, Laurent?... Tout ça?...
Il savait bien de quoi on lui parlait. La présence des trois camarades suffisait pour le renseigner. Du reste, les allées et venues de la matinée l’avaient averti tout de suite. Il était à peine un peu plus pâle que de coutume, avec un regard concentré qui défiait la destinée.