- Non.

- Un coup de tête, quoi?

- Il a coûté cher!

Revenant subitement à la situation présente:

- Enfin, que veux-tu?

- Mon bon père, répond Marc d'un ton mielleux, je viens d'avoir le plaisir de vous le dire: je reviens vous voir.

Le bonhomme murmure entre ses dents quelques mots qu'on peut supposer n'être en rien des compliments de bienvenue.

- Je voulais avoir de vos nouvelles.

- Et de celles de ma bourse?

Debout en face l'un de l'autre, le père et le fils louvoient à qui mieux mieux, reculant le plus possible le moment que chacun d'eux sait inévitable. Marc joue avec Nicolas comme le chat avec la souris; sûr de le tenir entre ses griffes, il se fait un cruel plaisir de prolonger les angoisses clairement visibles dans le regard de l'avare. Celui-ci, connaissant son fils, ne doute pas du motif auquel il doit sa visite; mais il essaie de gagner du temps, comptant sur il ne sait quelle circonstance impossible pour sauver son trésor menacé.