[XVII]. Quel vent désagréable!

Oh! quel vilain temps! Il pleuvait, et il faisait du vent. C’était en novembre et un vrai temps de novembre. De la pluie et du vent! Et le vent vous chassait la pluie dans la figure.

Par ce vilain temps, Jean devait aller en classe. Naturellement, il ne voulait pas rester à la maison.

«Reste chez nous, dit Marie; nous pourrons alors jouer ensemble et bien nous amuser.»

Mais non! Jean a trop peur que les autres enfants apprennent quelque chose de nouveau. Et alors il serait en retard. Il ne pouvait pas dire, comme dans la poésie de Louis, «Si l’étude est parfois amère», car pour lui l’étude était encore très amusante!

Il irait donc à l’école, et Rose, la bonne, le conduirait. Jean boutonna bien son capuchon et tira son béret par dessus ses oreilles. Rose ouvrit son parapluie et les voilà partis, bras dessus, bras dessous.

Tant qu’ils étaient dans la rue, entre les maisons, tout alla bien. Ils avaient le vent dans le dos et Rose tenait donc le parapluie derrière leurs têtes. C’était même très amusant et très commode ce vent qui vous poussait! Rose riait et Jean dansait sur le trottoir.

Mais hélas! voilà qu’ils arrivèrent au coin de la rue et alors le plaisir était fini, du moins pour Rose. Tout à coup le vent souffla d’un autre côté. C’était comme s’il venait de tous les côtés à la fois. Rose ne pouvait plus tenir le parapluie: elle résolut de le fermer. Mais il était trop tard! Le vent souffla dans le parapluie et crac! le voilà retourné!