Et Rose? La pluie la mouillait tout à fait et le vent lui arrachait presque le parapluie des mains. Et le pauvre petit Jean ne voyait plus où il était car le vent avait retourné son capuchon sur sa tête. Il essayait de rabattre son capuchon, mais en vain!

Heureusement un sergent de ville arriva. Il tint le parapluie de l’autre côté, de sorte que le vent lui-même retourna les baleines et l’étoffe. Puis il rabattit le capuchon et l’on vit sortir la tête de Jean.

«Merci, merci, dit Rose. Quel vent désagréable!

—Merci, dit aussi Jean, mais lui il ajouta: Comme ce vent est amusant!»


[XVIII]. Quel vent délicieux!

Bientôt ils étaient arrivés à l’école. Jean entra et Rose retourna à la maison. Heureusement il ne pleuvait plus. Rose ferma donc son parapluie. Mais il faisait toujours du vent.

A l’école, tout était tranquille. Le vent ne pouvait pas y entrer. Pourtant, chaque fois que la porte s’ouvrait, le méchant vent essayait d’entrer. Alors il soulevait les capuchons et les manteaux suspendus dans le vestibule de l’école. Et quand il pouvait entrer en classe, il retournait même les feuilles des livres. Alors, on lui fermait vite la porte au nez. L’école était pour les enfants. Monsieur le vent devait rester dehors. C’était là sa place. Là, il pouvait jouer, chasser et taquiner autant qu’il le voulait. Et c’est ce qu’il faisait! Il soufflait dans les rues et par dessus les toits. Et il soufflait aussi dans les arbres qui étaient dans le jardin de l’école. Il les attrapait et les secouait et alors la cime penchait à droite et à gauche, les branches craquaient et les pauvres feuilles mortes, arrachées des branches, s’envolaient partout. Elles ne savaient pas où aller, les feuilles et, dans leur frayeur, elles entraient en classe par la fenêtre ouverte. Alors les enfants éclataient de rire et levaient leurs petites mains pour les attraper au vol.

Il était vraiment bien amusant, le vent!