«Non, se dit-il, l'heure de rire est passée; il faut vaincre si je veux sauver Gaston.»
Tout était prêt; on arma les deux antagonistes.
«Monsieur le comte de Champlâtreux, dit l'un des témoins de René, insiste pour que le combat ne cesse que lorsqu'un des deux adversaires ne pourra plus tenir son arme.
—Pardon, monsieur, dit le grand vieillard qui salua, il n'y a au monde qu'un seul comte de Champlâtreux, moi; c'est sans doute au nom du vicomte que vous parlez?
—Commençons,» dit René qui rougit et mordit sa moustache.
Les fers furent engagés.
L'artiste savait tenir une épée; durant une minute, il rompit, se bornant à parer les coups de son adversaire. Soudain Champlâtreux abaissa son arme.
«Vous êtes touché, monsieur, dit-il.
—Mais je ne suis pas mort,» répliqua l'artiste devenu pâle et dont la manche se teignait de sang.
Le combat recommença; René rompit à son tour, vivement pressé. Tout à coup son épée atteignit l'artiste au côté droit, le vicomte abaissa son arme pour la seconde fois.