Uncus. Hamus.
Uncus, grand crochet comparable à une ancre ; hamus, petit crochet comparable à un hameçon.
- Uncus, v. [Curvus].
- Unicus, v. [Eminens].
- Unda, v. [Aqua].
- Universus, unusquisque, v. [Quisque].
- Usque, v. [Semper].
- Usura, v. [Fœnus].
- Usurpare, v. [Uti].
Uterque. Ambo. Utervis. Uterlibet.
1. Uterque, chacun des deux, s’applique à un tout dans lequel on distingue deux unités, comme ἑϰάτερος ; ambo, tous les deux, à un tout dans lequel on distingue deux moitiés, comme ἄμφω. Cic. Finn. II, 7. “Hic, qui utramque probat, ambobus debuit uti.” “Puisqu’on admet les deux points de fait, on devrait les représenter tous les deux par un terme spécial.” Ter. Ad. I, 2, 50. “Curemus æquam uterque partem ; tu alterum, ego item alterum ; nam ambos curare proреmоdum reposcere illum est quem dedisti.” “Prenons chacun une part égale de la tâche ; garde Ctésiphon, moi Eschine. T’occuper ainsi de tous les deux, c’est presque me redemander celui que tu m’as donné.” La différence de construction est visible dans Cic. Muren. 18, 37. “Duæ res in prætura desideratæ sunt, quæ ambæ in consulatu Murenæ profuerunt... Horum utrumque ei fortuna ad consulatus petitionem reservavit.” “Deux choses manquèrent à Muréna dans la demande de la préture ; et toutes deux l’ont merveilleusement servi quand il a sollicité le consulat... La fortune lui réservait chacun de ces deux avantages dans ses démarches pour le consulat.” Et Orat. III, 26. “A quibus utrisque submittitur aliquid.” “Le poëte et le compositeur sacrifient chacun à la simplicité.”
2. Uterque et ambo sont copulatifs et se décomposent en unus et alter ; l’attribut est nécessairement commun ; utervis, celui des deux que vous voudrez, et uterlibet, celui des deux qu’il vous plaira, sont disjonctifs et se décomposent en unus vel alter ; l’attribut est commun par accident. Ter. Andr. Prol. 10. “Qui utramvis recte norit, ambas noverit.” “Il suffit de posséder une de ces deux pièces de Ménandre, celle que vous voudrez, pour les posséder toutes les deux.”
Uti. Usurpare. Frui. Frunisci.
Uti et usurpare expriment l’action de faire usage d’une chose, d’en disposer à son avantage ; mais uti se dit d’un usage permanent ; usurpare, d’un acte isolé. Frui et la vieille forme frunisci expriment le sentiment agréable qui accompagne cet usage, comme jouir : frui est le verbe primitif, frunisci, le verbe inchoatif. Sen. Vit. B. 10. “Tu voluptate frueris, ego utor.” “Tu ne cherches dans le plaisir que la jouissance, j’y cherche le profit.” Flor. II, 6. “Hannibal quum victoria posset uti, frui maluit.” “Annibal pouvait user de sa victoire, il aima mieux en jouir.” Cic. Rosc. Am. 45, 131. “Commoda, quibus utimur, lucem, qua fruimur, spiritumque, quem ducimus, a Deo nobis dari.” “Les avantages dont nous profitons tous les jours, la lumière dont nous jouissons, l’air que nous respirons sont des dons de Dieu.” Cic. Cat. III, 2, 5. “Quorum opera... assidue utor.” “Je profite constamment de leur activité.” Comparez avec Finn. II, 35, 118. “In ea, quam sæpe usurpabas, tranquillitate degere omnem vitam.” “Laisser couler sa vie entière dans la tranquillité que tu as su trouver en mainte occasion.” Cic. Orat. 51, 169. “Post inventa conclusio est, qua credo usuros veteres illos fuisse, si jam nota et usurpata res esset.” “La période oratoire fut inventée plus tard ; je crois que les anciens en auraient fait usage s’ils l’avaient connue et vu employer.”