1. Fidere, se fier ; confidere, se confier à une force et à un secours ; fidem habere, croire sur parole à une bonne intention, et credere, y croire de soi-même. Liv. II, 45. “Consules magis non confidere quam non credere suis militibus.” “Les consuls, sans se défier de leurs soldats, ne comptaient plus sur eux.” Le premier verbe, confidere, se rapporte à leur courage ; le second, credere, à leur fidélité.

2. Fidere, etc., présente la confiance à l’état de sentiment ; committere, permittere, se disent de la confiance en action : le committens agit par pleine conviction de la capacité et de la bonne volonté de son mandataire, ce qui impose à celui-ci une responsabilité morale ; le permittens ne songe qu’à se débarrasser du fardeau d’une affaire, en sorte que le mandataire n’a qu’une responsabilité politique ou légale. Cic. Font. 14. “Ita ut commissus sit fidei, permissus potestati.” “On le confie à votre honneur, on le remet en votre pouvoir.”

Fides. Fidelitas. Fiducia. Confidentia. Audacia. Audentia.

1. Fides et fidelitas, la fidélité que l’on garde soi-même aux autres : fides, dans un sens général, comme πίστις, l’habitude de tenir parole, la réputation d’homme sûr qu’on doit à une honnêteté scrupuleuse, la confiance qu’on inspire par là aux autres, l’honneur ; fidelitas, dans un sens particulier, comme πιστότης, la fidélité dans l’attachement à des personnes auxquelles on s’est une fois donné. Fiducia et confidentia, la confiance qu’on a dans les autres : fiducia, la bonne et louable confiance en des choses auxquelles il est réellement permis de se fier, l’assurance qui est parente du courage, par opposition à timor, comme θάρσος ; confidentia, la confiance aveugle et blâmable, particulièrement en sa propre force, par opposition à la prévoyance et à la modestie, la suffisance, parente de l’orgueil, θράσος.

2. Fiducia et confidentia ont leur raison d’être dans la confiance du succès ; audacia et audentia, dans le mépris du danger : l’audacia est tantôt une hardiesse louable et comme un augmentatif de fiducia, tantôt une effronterie blâmable, et il se dit alors par euphémisme pour temeritas, comme τόλμα ; l’audentia est toujours un esprit d’entreprise louable. Juven. XIII, 108. “Quum magna malæ superest audacia causæ, creditur a multis fiducia.” “Qu’on paye d’audace dans une méchante cause, la foule croit à une noble confiance.” Sen. Ep. 87. “Quæ bona sunt fiduciam faciunt, divitiæ audaciam.” “Les vrais biens inspirent une louable confiance, les richesses de l’audace.”

Fidus. Fidelis. Infidus. Infidelis. Perfidus. Perfidiosus.

1. Fidus marque une qualité native ; c’est quelquefois un éloge ; fidelis marque une vertu morale, un trait de caractère ; c’est toujours un éloge. Liv. XXII, 22. “Eo vinculo Hispaniam vir unus solerti magis quam fideli consilio exsolvit. Abellex erat Sagunti, nobilis Hispanus, fidus ante Pœnis.” “L’Espagne fut dégagée de ce lien par un seul homme à l’aide d’une combinaison qui marquait plus de génie que de fidélité. Il y avait à Sagonte un certain Abellex, noble Espagnol, auparavant attaché à la cause punique.”

2. Infidus, qui n’est pas sûr ; infidelis, infidèle ; perfidus et perfidiosus, sans foi : perfidus, perfide à l’occasion ; perfidiosus, plein de perfidie, traître dans l’âme.

Figura. Forma. Species.