2. Fustis, gourdin, bâton noueux assez gros pour donner la mort ; ferula, baguette ou verge pour corriger la jeunesse des écoles ; sudes et trudis, armes de guerre ; rudis, bâton servant de fleuret dans les salles d’armes ; scipio, bâton d’apparat et de dignité, symbole du pouvoir ou d’un âge vénérable ; baculus, bacillum, bâton utile et commode sur lequel on s’appuie, mais qui sert d’arme au besoin.
G
- Galea, v. [Cassis].
- Gannire, v. [Latrare].
- Ganeum, v. [Deversorium].
Garrire. Fabulari. Blatire. Blaterare. Loquax. Verbosus.
1. Garrire se dit du bavardage par allusion à la démangeaison de parler ; fabulari par allusion à la nullité, blatire et l’augmentatif blaterare à la folie de ce qu’on dit.
2. Le garrulus assomme par la nature, le loquax par le nombre de ses propos. En effet, garrulitas exprime le bavardage enfantin ou frivole né du plaisir de parler ou de s’entendre parler, sans égard à la valeur et au sens des paroles, ayant sa source dans un excès de vivacité juvénile ou même dans l’abus d’un talent distingué, λαλία ; loquacitas est le flux de paroles propre aux vieilles gens qui se croient sages, venant d’une incapacité d’être bref, qui a pour cause l’affaiblissement de l’âge, ἀδολεσχία. Le garrulus lasse et agace aisément par envie de plaire et de distraire ; le loquax ennuie souvent par envie d’instruire et d’être clair.
3. Garrulus et loquax se disent des personnes, des orateurs ; verbosus, des choses, des discours, des écrits.
Gaudere. Lætari. Hilaris. Alacer. Gestire. Exsultare.
1. Gaudere présente la joie comme un état de l’âme, par opposition à dolor, ἥδεσθαι ; lætari et hilarem esse, comme une manifestation de cet état. Tac. H. II, 29. “Ut Valens processit, gaudium, miseratio, favor ; versi in lætitiam... laudantes gratantesque.” “L’apparition de Valens dispose les soldats à la joie, à l’attendrissement, à l’amour ; leur joie se montre, ils le louent, le félicitent.”
2. Le lætus manifeste sa joie par une sérénité qui révèle un parfait contentement des circonstances présentes, par opposition à mœstus ; l’hilaris, par une surexcitation et une gaieté qui porte à la plaisanterie et au rire, par opposition à tristis ; l’alacer enfin par une vivacité qui dénote un excès de courage et d’ardeur, par opposition à territus. Le gaudens, lætus, hilaris a de la joie à propos d’un bonheur, l’alacer a en outre du plaisir à ce qu’il fait. Cic. Divin. I, 33, 73. “Equum alacrem lætus adspexit.” “Il regarda avec une joie visible ce généreux coursier.” La lætitia s’annonce de préférence par un front déridé et par une bouche qui sourit ; l’hilaritas par le mouvement des yeux qui brillent et rayonnent de joie ; l’alacritas, par des regards animés, pleins de feu et de courage. Sen. Ep. 116. “Quantam serenitatem lætitia dat !” “Quel air de sérénité donne l’expression de la joie !” Tac. Agr. 39. “Fronte latus, pectore anxius.” “Le front riant, le cœur troublé.” Cic. Pis. 5. “Te hilarioribus oculis quam solitus es intuente.” “Tu avais dans les yeux et les regards plus de gaieté que de coutume.”