3. Gaudere et lætari marquent une joie modérée ; exsultare, gestire et peut-être encore le verbe archaïque vitulari, une joie passionnée, excessive, comme jubiler ou triompher : le gestiens trahit la sienne par une surexcitation involontaire de tout son être, par des yeux étincelants, par l’impossibilité de se tenir tranquille ; l’exsultans, en s’abandonnant de plein gré et sans réserve à la joie, et sinon par des sauts et des bonds, au moins par des explosions de joie que rien n’arrête et qui frisent l’extravagance.
4. Jucundus marque comme juvat me un mouvement de joie, lætus un état plus durable ; aussi lætus sert-il à Pline, Ep. V, 12, à exprimer l’idée avec plus de force. “Quam mihi a quocumque excoli jucundum, a te vero lætissimum est.” “Venant de quelqu’un d’autre, les embellissements de notre ville natale me procurent une émotion de plaisir, venant de toi un plaisir infini.”
- Gazæ, v. [Divitiæ].
- Gelicidium, gelidus, gelu, v. [Frigere].
- Geminus, v. [Duplex].
- Generare, v. [Creare].
- Gena, v. [Mala].
Gens. Natio. Populus. Civitas.
1. Gens et natio, peuple au sens physique et ethnographique, comme une société fondée sur une origine et une parenté commune qui peut exister en dehors de tout progrès dans la civilisation ; populus et civitas, peuple au sens politique, comme société perfectionnée, civilisée et dotée d’une constitution. Sall. Cat. 10, 1. “Nationes feræ et populi ingentes subacti.” “Des tribus sauvages et de grands peuples soumis par la force.”
2. Gens, race entière qui peut contenir plusieurs peuples ou peuplades, φύλον ; natio, tribu, peuplade, peuple issu et détaché de cette race, ἔθνος. Vell. Pat. II, 98. “Omnibus ejus gentis nationibus in arma accensis.” “Ayant allumé le feu de la guerre chez toutes les tribus de cette race.” Mais de même que gens dans ce sens physique d’un ensemble de peuplades est un terme plus étendu que natio, de même dans son sens politique et accessoire d’un groupe de familles qui se rattachent à une souche commune, γένος, c’est un terme moins étendu que populus ; d’où vient qu’on voit tantôt le populus former en qualité de peuple civilisé une branche, natio, de la race ou gentis naturelle. Liv. IV, 49. “Bolanis suæ gentis populo.” “Les Èques refusèrent leur appui aux Bolans”, quoique peuple de leur race : tantôt la gens former en qualité de société politique une partie du populi. Just. VII, 1. “Adunatis gentibus variorum populorum.” “Par la fusion des grandes familles de plusieurs peuples.”
3. Civitas, la cité, πόλις, envisagée dans ses rapports intérieurs, la réunion des habitants qui jouissent de la plénitude des droits de cité et qui sont les vrais maîtres du pays ; populus, le peuple, δῆμος, dans une acception plus générale, au point de vue des relations sociales tant au dedans qu’au dehors ; il comprend tous ceux qui appartiennent à l’État. Un peuple peut se décider à la guerre en qualité de civitas, mais il ne peut la faire que comme populus. La civitas est de toute nécessité sédentaire, le populus peut être une population nomade.
- Gens, genus, v. [Stirps].
- Gestire, v. [Velle] et [Gaudere].
- Gilvus, v. [Luteus].
- Gerere, v. [Ferre] et [Agere].
- Gignere, v. [Creare].
- Glaber, v. [Lævis].
- Glacies, v. [Frigere].
Gladius. Ensis. Pugio. Sica.
1. Gladius, terme ordinaire ; ensis, terme noble et poétique pour désigner l’épée.