Iterum. Rursus. Denuo. De integro. Repetere. Integrare.

1. Iterum veut dire, comme δεύτερον, pour la seconde fois ; rursum ou rursus, αὖθις et πάλιν, une fois de plus, encore une fois ; denuo, νέοθεν, de nouveau : il semble qu’on n’ait encore rien fait ; de integro, αὖθις ἐξ ὑπαρχῆς, derechef, sur de nouveaux frais : c’est l’idée précédente exprimée avec plus de force. Justin, XXI, 4, 6. “Нос consilio præventus iterum servitia concitat statutaque rursus cædium die, quum denuo se proditum videret.” “Prévenu dans ce dessein, il soulève une seconde fois les esclaves, fixe encore une fois le jour du massacre, et, se voyant de nouveau trahi...”

2. De même, pugnam iterare signifie livrer une seconde bataille ; pugnam repetere, reprendre le combat ; pugnam renovare, le renouveler, et pugnam integrare, recommencer la bataille sur de nouveaux frais. Auct. Herenn. II, 3, 47. “Enumeratio est per quam colligimus et commonemus quibus de rebus verba fecerimus, breviter, ut renovetur, non redintegretur oratio.” “L’énumération résume et rappelle les points sur lesquels on a parlé ; elle est courte, il s’agit de reprendre, non de recommencer le discours.”

Jubere. Imperare. Præcipere. Mandare.

Jubere, ordonner une chose parce qu’on souhaite et qu’on veut qu’elle soit faite, par opposition à vetare, comme ϰελεύειν ; imperare, commander militairement en vertu de la supériorité de grade, ἄρχειν ; præcipere, prescrire en vertu de l’autorité de précepteur, de gouverneur, à peu près comme ἐντέλλεσθαι ; mandare, charger d’une affaire une personne qui a toute notre confiance, ἐφίεσθαι.

Jusjurandum. Juramentum. Sacramentum.

Jusjurandum et juramentum, qui est d’une époque postérieure, serment civil par lequel on confirme ou promet quelque chose ; sacramentum, serment militaire par lequel le soldat s’engage et se lie au drapeau. Liv. XXII, 38. “Milites tunc quod nunquam antea factum erat jurejurando a tribunis militum adacti jussu consulum conventuros neque injussu abituros ; nam ad eam diem nihil præter sacramentum fuerat.” “Les tribuns militaires firent jurer aux soldats qu’ils se réuniraient sur l’ordre des consuls et ne se retireraient point sans leur ordre. Cela ne s’était pas encore vu ; il n’y avait jamais eu jusqu’à ce jour que le serment aux aigles.”