1. Labor, le travail qui met les forces en jeu et fatigue, πόνος ; molestia, la peine qui fait naître la mauvaise humeur parce qu’elle est trop grande ou qu’elle vient mal à propos, χαλεπότης ; ærumna, l’accablement qui surpasse presque les forces humaines et terrasse le héros même, ταλαιπωρία ; c’est un terme archaïque et à demi poétique. Cic. Finn. V, 32. “Ut ubi virtus sit resque magnæ et summe laudabiles virtute res gestæ, ibi esse miseria et ærumna non possit, tamen labor possit, possit molestia.” “Soyez vertueux, accomplissez par vertu de grandes choses dignes du plus haut éloge, vous ne succomberez jamais sous le poids du malheur, mais vous serez toujours sensible à la fatigue et à la peine.”
2. Laborare, verbe intransitif, être au fort de la peine et du travail ; elaborare, verbe transitif, produire quelque chose par sa peine et son travail.
- Labor, v. [Opera].
Lacerare. Laniare.
Lacerare, déchirer de vive force avec les mains, les griffes, les serres, les dents ; laniare, découper à l’aide d’un instrument tranchant, les dents, griffes et serres pouvant d’ailleurs être considérées comme des instruments de ce genre. Appul. Metam. IV, p. 84. “Morsibus laceratus ferroque laniatus.” “Déchiré par les morsures, tailladé par le fer.”
- Lacertus, v. [Ulna].
Lacessere. Irritare. Sollicitare.
1. Lacessere, pousser à la contradiction, à la résistance la raison et la volonté ; irritare, exciter jusqu’à la colère les sentiments ou les passions. Cic. Mil. 31. “Ut vi irritare ferroque lacessere fortissimum virum auderet.” “Il osa irriter par la violence, provoquer par la vue des armes le plus courageux des hommes.”
2. Lacessere, exciter en troublant la paix d’une façon grossière ; sollicitare, en troublant par finesse le repos des gens.