OPÉRATIONS
PREMIER CAS
Lorsqu'une Taupe n'a fait qu'une taupinière,
fig. 6.
J'enlève d'abord la taupinière avec la houe, et je m'assure si elle n'a pas de communication avec d'autres taupinières voisines. Pour y parvenir, je tousse dans l'ouverture que j'ai faite, c'est-à-dire à l'embouchure du boyau commencé; j'en approche en même temps l'oreille: si la taupinière n'a pas de communication, la Taupe, peu éloignée, est effrayée par le bruit; je l'entends s'agiter, et elle ne peut m'échapper.
Je découvre le boyau a, b avec la houe, et je suis jusqu'en b, où je rencontre la Taupe.
Mais l'animal, connaissant le danger, a peut-être eu le temps de s'enfoncer en terre, en y formant un boyau perpendiculaire b, c (14); alors j'ai deux moyens pour le prendre: je creuse jusqu'en c, où je rencontre ma proie, ou bien je verse de l'eau en b, et l'animal s'y présente de lui-même (5).
Si, au contraire, en toussant je n'ai pas entendu l'animal s'agiter, c'est une preuve que la taupinière communique avec quelques autres taupinières voisines, et j'opère comme dans les cas suivants.
DEUXIÈME CAS
Lorsque la Taupe a fait deux taupinières,
A, B, fig. 7.