[XXIV]
Quand Fossette rentra chez elle triste et désolée, Claudine lui apprit qu'une très-belle dame était venue la demander de la part de Geneviève, et qu'elle avait paru fort contrariée de son absence.
«Je l'ai conduite chez les Ferrandès, ajouta Claudine. Elle nous a beaucoup questionnées, Christine et moi, sur notre salaire et sur notre manière de vivre. Ce doit être une dame de charité.»
Fossette n'écouta qu'à demi le récit de Claudine. Elle avait hâte de se trouver seule pour donner cours à son chagrin.
Robiquet l'entendit rentrer. Il entre-bâilla sa porte; mais Fossette ne lui rendit pas son salut amical.
Au bout d'une heure, inquiet du silence prolongé de Fossette, il vint frapper à sa porte:
«C'est moi, Robiquet. Est-ce que je puis maintenant arroser vos fleurs?
—Non, merci.
—Elles n'ont pas eu la moindre goutte depuis hier matin. Elles doivent avoir terriblement soif.
—Qu'importe!» repartit Fossette avec quelque impatience dans la voix.