Robiquet rentra chez lui tout déconcerté.

«Qu'importe! elle a dit qu'importe! Qu'importe que ses fleurs aient soif? elle qui aime ses fleurs comme on aime des enfants! Il faut qu'il lui soit arrivé une catastrophe. C'est cet inconnu, bien sûr, ce lâche, cet infâme, qui lui aura fait du chagrin. Si je le tenais!...»

Et, de désespoir, il donna un terrible renfoncement au chapeau tout neuf qu'il avait mis pour se présenter chez Fossette.

Le bon Robiquet reprit son travail. Mais il s'arrêtait à chaque instant pour écouter. Il colla son oreille contre la cloison, et entendit très-distinctement de gros soupirs, presque des sanglots.

Il n'y put tenir.

Pour la seconde fois il alla frapper à la porte de sa voisine.

«Mademoiselle Fossette, je vous en supplie, permettez-moi d'entrer. Vous avez du chagrin. Peut-être en suis-je cause; car tout à l'heure vous ne m'avez pas dit bonjour, comme d'habitude. Je suis bien malheureux!

—Entrez, monsieur Robiquet.»

Et Robiquet entra.

Fossette était étendue sur son lit avec accablement. Des larmes ruisselaient sur ses tempes et mouillaient le traversin.