«Si du corps nous passons à l'esprit et à la conscience, la femme, par sa beauté, va se révéler avec de nouveaux avantages (Id., p. 344).»
L'esprit de la femme est plus intuitif, plus concret, plus beau que celui de l'homme; «il semble à l'homme, et il l'est en effet, plus circonspect, plus prudent, plus réservé, plus sage, plus égal; c'est Minerve, protectrice d'Achille et d'Ulysse, qui apaise la fougue de l'un, et fait honte à l'autre de ses paradoxes et de ses roueries; c'est la Vierge que la litanie chrétienne appelle siége de Sapience (Id., p. 412).
«La qualité de l'esprit féminin a pour effet de servir au génie de l'homme de contre-épreuve, en reflétant ses pensées sous un angle qui les lui fait paraître plus belles si elles sont justes, plus absurdes si elles sont fausses; en conséquence à simplifier notre savoir, à le condenser en des propositions simples, faciles à saisir comme de simples faits, et dont la compréhension intuitive, aphoristique, imagée, tout en mettant la femme en partage de la philosophie et des spéculations de l'homme, lui en rend à lui-même la mémoire plus nette, la digestion plus légère..... Il n'est pas un homme parmi les plus savants, les plus inventifs, les plus profonds qui n'éprouve, de ses communications avec les femmes, une sorte de rafraîchissement.....
«Les vulgarisateurs sont en général des esprits féminisés; mais l'homme n'aime pas à servir la gloire de l'homme, et la nature prévoyante a chargé la femme de ce rôle (Id., p. 442 et 441).
«Qu'elle parle donc, qu'elle écrive même, je l'y autorise et je l'y invite; mais qu'elle le fasse selon la mesure de son intelligence féminine, puisque c'est à cette condition qu'elle peut nous servir et nous plaire, sinon je lui ôte la parole (Id., p. 405).
«L'homme a la force; mais cette constance dont il se vante en sus, il la tient surtout de la femme..... Par elle (la femme) il dure et apprend le véritable héroïsme. A l'occasion elle saura lui donner l'exemple, alors elle sera plus sublime que lui (Id., p. 443).
«La femme rendra le droit aimable et, de ce glaive à double tranchant, fera un rameau de paix..... Point de justice sans tolérance; or, c'est à l'exercice de la tolérance que la femme excelle; par la sensibilité de son cœur, la délicatesse de ses impressions, par la tendresse de son âme, par son amour, enfin, elle arrondit les angles tranchants de la justice, détruit ses aspérités, d'une divinité de terreur, fait une divinité de miséricorde. La justice, mère de paix, ne serait pour l'humanité qu'une cause de désunion sans ce tempérament qu'elle reçoit surtout de la femme.» (Id., p. 443 et 444.)
Et quelle chasteté possède la femme! Avec quelle constance elle attend son fiancé! Quelle continence elle observe pendant l'absence ou la maladie de son mari! Ah! «la femme seule sait être pudique... Par cette pudeur qui est sa prérogative la plus précieuse, elle triomphe des emportements de l'homme et ravit son cœur.» (Id., p. 444.)
Et quelle sagesse dans le choix qu'elle fait du compagnon de sa vie!
«Elle veut l'homme fort, vaillant, ingénieux; elle le méconnaît s'il n'est que gentil et mignon.»