Les deux Études de M. Proudhon ne sont que le développement de ce Credo.

J'ai promis de disséquer l'auteur, ainsi vais-je faire.

Qu'on ne me reproche pas d'être impitoyable; M. Proudhon l'a mérité;

Qu'on ne me reproche pas d'être une machine à raisonnement; avec un tel adversaire, on ne doit être que cela.

Qu'on ne me reproche pas d'être brutale; M. Proudhon s'est montré à l'égard des femmes, même des plus illustres, d'une brutalité et d'une injustice qui dépassent toutes les bornes. Si je suis brutale, je m'efforcerai, moi, de ne pas être injuste.

Pour la commodité des lecteurs et la plus facile compréhension de mon exposition et de ma critique, je diviserai ce travail en plusieurs paragraphes.

I

Eh bien! Monsieur Proudhon, vous avez voulu la guerre avec les femmes!... Guerre vous aurez.

Vous avez écrit, non sans raison, que les Comtois sont une race têtue: or je suis votre compatriote; et comme la femme pousse généralement plus loin que l'homme les qualités et les défauts, je vous dis: à têtu, têtue et demie.

J'ai levé le drapeau sous lequel s'abriteront un jour vos filles, si elles sont dignes du nom qu'elles portent; je le tiendrai d'une main ferme, et ne le laisserai jamais abattre; contre vos pareils, j'ai un cœur et des griffes de lionne.