Les premiers considèrent la Femme comme l'égale de l'Homme. Pour les autres elle est libre, chez quelques-uns avec une nuance de subordination.

Les Unitaires, qui ont largement puisé dans Fourier, proclament la Femme libre et leur égale.

Nous ne parlerons ici que de quelques sectes communistes, réservant pour deux articles séparés ce qui concerne les Saint-Simoniens et les Fusioniens.

Les Philadelphes, admettant Dieu et l'âme immortelle, posent ces deux principes: Dieu est le chef de l'Ordre social; la Fraternité est la loi qui régit les rapports humains.

La Religion, pour les Philadelphes, est la pratique de la Fraternité; le Progrès est un dogme, la Communauté est la loi de l'individu devant Dieu et la conscience.

En ce qui concerne les rapports des sexes et les droits de la Femme, M. Pecqueur s'exprime ainsi dans son ouvrage: La République de Dieu, aux pages 194 et 195:

«Égalité complète de l'homme et de la femme;

«Mariage monogame, intentionnellement indissoluble comme état normal; telle est la seconde conséquence pratique du dogme de la fraternité religieuse.

«1o Égalité.

«Nous ne venons pas apporter des preuves à l'évidence; celui qui n'est pas frappé de l'égalité des sexes, a la raison oblitérée par le préjugé, ou le cœur refroidi par l'égoïsme.