Tout ce qui est socialisé pour le développement intellectuel et moral des membres du corps social, doit être aussi bien à son profit qu'à celui de l'homme.

Sous aucun prétexte, on ne peut l'éloigner des fonctions publiques, plus qu'on ne les interdit à l'homme.

Sa dignité civile est la même que celle de l'homme, et tous les droits qui en ressortent sont les mêmes.

Dans le Mariage, elle doit être l'égale, c'est à dire l'associée de l'homme.

Dans le domaine politique, elle a les mêmes droits que lui.

C'est donc une iniquité que de l'évincer de l'éducation nationale, de nier et refouler ses aptitudes, de lui fermer les écoles spéciales, de lui refuser certains diplômes et de lui interdire certaines carrières.

C'est donc une iniquité que de l'inférioriser civilement, de la repousser des emplois, de la déclarer incapable.

C'est donc une iniquité de l'absorber dans le mariage, d'en faire une serve, ou tout au moins une mineure.

C'est donc une iniquité que de lui ôter sa dignité et son autorité maternelles, lorsque le mari est vivant.

C'est donc un surcroît d'iniquité, après l'avoir déclarée faible, incapable, mineure sous tant de rapports, de la réputer très forte et très capable, très majeure, lorsqu'il s'agit d'être jugée, condamnée, punie et de payer les impôts; plus forte et plus capable que l'homme, lorsqu'il s'agit de pureté, et de lui laisser la charge des enfants naturels, le fardeau de sa faute et de celle de l'homme.