L'institutrice que l'instituteur,

La femme professeur que son concurrent mâle,

La comptable que le comptable,

La commise que le commis,

La cuisinière que le cuisinier, etc., etc.

Cette dépréciation du travail de la femme fait que, dans les professions qu'elle exerce, elle ne gagne, le plus souvent en s'exténuant, que de quoi mourir lentement de faim.

Pourquoi, je vous le demande, à égalité de fonction et de travail, rétribuer moins la femme que l'homme?

Pourquoi la rétribuer, comme on le fait, contre toute équité, dans les travaux qu'elle exécute seule?

LA JEUNE FEMME. Vous savez, Madame, que, pour justifier cela, on prétend que nous avons moins de besoins que l'homme; puis que l'équilibre se rétablit dans le ménage par le gain supérieur de ce dernier.

L'AUTEUR. Je connais ces prétextes inventés pour endormir la conscience; mais vous, femme de la génération nouvelle, les acceptez-vous?