[25] Nom donné par les Germains à la bataille qu’ils gagnèrent contre Varus.
[26] Le dieu de la guerre.
[27] L’Islande.
[28] Chez les anciens, l’aigle qui s’envolait du bûcher était l’emblème de l’immortalité de l’âme, et souvent même de l’apothéose.
[29] Supprimé par la censure.
[30] Expression de Frédéric Schlegel sur la pénétration d’un grand historien.
Il est, pour les mortels, des jours mystérieux,
Où, des liens du corps notre âme dégagée,
Au sein de l’avenir est tout à coup plongée,
Et saisit, je ne sais par quel heureux effort,
Le droit inattendu d’interroger le sort.
La nuit qui précéda la sanglante journée,
Qui du héros du Nord trancha la destinée,
Je veillais au milieu des guerriers endormis;
Un trouble involontaire agitait mes esprits.
Je parcourus le camp. On voyait dans la plaine
Briller des feux lointains la lumière incertaine.
Les appels de la garde et les pas des chevaux,
Troublaient seuls, d’un bruit sourd, l’universel repos.
Le vent qui gémissait à travers les vallées,
Agitait lentement nos tentes ébranlées.
Les astres, à regret, perçant l’obscurité,
Versaient sur nos drapeaux une pâle clarté.
Que de mortels, me dis-je, à ma voix obéissent!
Qu’avec empressement sous mon ordre ils fléchissent!
Ils ont, sur mes succès, placé tout leur espoir.
Mais, si le sort jaloux m’arrachait le pouvoir,
Que bientôt je verrais s’évanouir leur zèle!
En est-il un du moins qui me restât fidèle!
Ah! s’il en est un seul, je t’invoque, ô destin!
Daigne me l’indiquer par un signe certain.
(Walstein, par M. Benjamin Constant de Rebecque.
Acte II, Scène 1ʳᵉ, page 43).
[32] Il viendra le jour de la colère, et le siècle sera réduit en cendres.
[33] Quand le Juge suprême paraîtra, il découvrira tout ce qui est caché, et rien ne pourra demeurer impuni.